Le gouvernement togolais fait naitre l’espoir
Il y a quelques semaines les autorités togolaises ont décidé de rendre gratuit l’accès aux médicaments antirétroviraux(ARV) aux Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH). La Présidente de Espoir Vie Togo n’est pas restée insensible à ce geste du gouvernement de son pays. « Nous sommes vraiment soulagés par cette décision parce qu’il nous redonne de l’espoir à tous les malades », a-t-elle déclaré. Elle ajoute : « Les médicaments en stock peuvent assurer la prise en charge des malades jusqu’à la fin de l’année 2009 et Dieu merci le Togo va bénéficier encore de l’appui du fonds mondiale ce qui permettra d’augmenter le nombre de 8000 à 13000 qui seront pris en charge gratuitement pour les 5 prochaines années ». L’effectivité de cette gratuité des ARV replonge Léonie dans les moments durs qu’elle a vécue. « Le taux des lymphocytes T4 (anticorps) était égale à 2(très bas). Il était urgent que je sois sous traitement ARV.
A cette époque, le coût des ARV dans le cadre du « prix social » variait entre 3750 francs à 25 000 francs CFA selon les molécules. Ce qui n’est pas à la portée de la majeure partie des malades. « Malgré le prix social fixé auparavant, il nous était difficile de nous procurer les médicaments et beaucoup ont commencé par se décourager », a constaté Mme la Présidente. Le combat continue malgré tout Malgré le coup de pouce des autorités togolaises, les PVVIH ne baissent pas les bras. « La gratuité des ARV décrétée par gouvernement n’est pas une fin en soi, quand on sait que les PVVIH ne sont pas encore au bout de leur peine », a affirmé la Président de Espoir Vie Togo qui annonce se préparer maintenant à se battre pour la gratuité des bilans biologiques ».
« Aujourd’hui au Togo, il y a plus de 25000 togolais qui ont besoin de ce traitement mais seulement 8000 en bénéficie actuellement. Il faudra donc continuer la lutte pour que tout le monde puisse être satisfait », dit-elle. Le bilan thérapeutique revient à 25 000 FCFA (soit 38 euros) et le bilan de suivi biologique, d’avec une périodicité de 3 mois coute entre 15 et 18 000 Fcfa, selon le laboratoire. « Les PVVIH ont déjà gagné une bataille. Ce que les associations des consommateurs de notre pays n’ont jamais réussi à faire. J’estime qu’il y a de l’espoir », rassure Léonie qui se dit « désormais à aguerrit à traquer le sida jusque dans son dernier retranchement ». Au Togo, le nombre de personnes vivant avec la maladie est estimé à 110 000 avec un taux de prévalence qui a atteint un pic de 6% en 2007, est passé à 3,2%, pour une population totale de plus de 5 millions d’habitants.