L’artiste musicien Ogrini Baladjé a officiellement lancé son tout premier album ce vendredi 24 mars 2016 à Lomé (Togo). A travers cette production baptisée « Amessiamé » (« tout le monde » en langue Ewé) le grand percussionniste veut prouver à son monde que chanter, il sait faire aussi.
« Amessiamé » est le fruit d’environ trente années d’expérience que Nicolas D’ALMEIDA, de son nom à l’état civil, a totalisé dans le monde du showbiz. Longtemps resté dans l’ombre, Ogrini veut désormais tutoyer le devant de la scène.
Sur les 10 titres que composent l’album, Ogrini a su mêler avec subtilité World music et airs traditionnels, le tout mariné dans une philosophie afro.
Les thèmes évoqués dans ses textes sont liés aux réalités familiales et sociales, où tout le monde se retrouve. C’est d’ailleurs l’objectif principal de l’artiste. « Amessiamé veut dire dans ma langue locale tout le monde. A travers ma musique, j’invite tous mes frères à apporter leur contribution à la construction de notre nation en mettant à sa disposition leurs différentes compétences ».
Sa compétence à lui, Ogrini l’a acquis durant tout son parcours musical qui a débuté au Ghana ou il est né. Rejeton d’un percussionniste, il se passionna assez tôt pour la musique. Ce fut lors des « semaines culturelles » au collège qu’il se découvrit une âme d’artiste. Ogrini intégra alors à seize ans le « Ziguidi international orchestra » où il fut utilisé pour ranger les instruments de musique, jusqu’au jour où profitant du départ du chanteur principal, il s’essaya à cet exercice qu’il réussit fort bien.
Très vite, il intègrera l’écurie des grands groupes comme Sassamaso, le Melo Togo Band, le Jazz Train et croisera plus tard le grand King Mensah qu’il accompagnera comme percussionniste et choriste dans ses prestations nationales et internationales.
Il jouera également avec des artistes de renoms tels Afia Mala, Fifi Rafiatou, Soussou Bilibi, Yawo Attivor, Jimi Hope, Vanessa Worou, Sassou Koudou, Daouda, le groupe the Seeds …
Par rapport à ses déplacement à l’extérieur, cet inconditionnel de la scène aura fait des merveilles au Sénégal, au Ghana, en Cote d’ivoire lors de la 1ere édition du festival de danse et de scénographie d’Abidjan, en Libye, au Burkina-Faso, au Bénin, au Liban et en Allemagne avec la compagnie Woenyo en 2006.
A force de côtoyer de grands chanteurs, Ogrini va finalement succomber à l’appel du micro. Ogrini veut désormais donner une autre tournure à sa carrière artistique et invite tout le peuple togolais à le soutenir. « Sans le public togolais je ne suis rien. J’invite donc tous les togolais à me soutenir pour que je fasse grandir ma passion », exhorte t il.