La consternation et l’inquiétude règnent au sein du plus grand centre hospitalier universitaire du Togo. Un incident d’une gravité exceptionnelle s’est produit au sein du service de gynécologie-obstétrique du CHU Sylvanus Olympio (CHU-SO), situé dans le quartier Tokoin à Lomé. Un nouveau-né y a été porté disparu au cours de la nuit, suscitant un émoi considérable parmi le personnel soignant, les usagers et la population togolaise.
Face à la gravité de la situation, la direction générale de l’établissement et les services de sécurité ont immédiatement réagi pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cette disparition dramatique.
Les faits confirmés par les autorités hospitalières et sécuritaires
Selon les éléments recoupés auprès des autorités officielles et de la direction du CHU Sylvanus Olympio, les faits se sont déroulés peu après la naissance de l’enfant dans le pavillon de la maternité. Les données formellement établies à ce stade de la procédure comprennent :
- L’enregistrement effectif de l’accouchement : La jeune mère a été admise et a donné naissance à son enfant dans des conditions médicales normales au sein du service de maternité.
- Le constat rapide de l’absence du nourrisson : La disparition de l’enfant a été constatée lors d’un contrôle de routine au cours de la garde de nuit, déclenchant l’alerte immédiate des équipes soignantes.
- L’ouverture d’une enquête judiciaire : La Direction générale de la Police nationale, alertée sans délai, a dépêché sur place des enquêteurs spécialisés de la Brigade des mineurs et de la police judiciaire pour procéder aux constatations d’usage et engager la recherche du nourrisson.
- L’audition du personnel de garde : L’ensemble des agents de santé (sages-femmes, infirmiers, agents de sécurité) présents sur le site au moment de la disparition ont été entendus dans le cadre de la procédure préliminaire.
« Toutes les mesures d’urgence ont été activées au niveau du centre hospitalier et les services d’enquête exploitent chaque indice pour retrouver le nourrisson dans les plus brefs délais », a indiqué une source sécuritaire proche du dossier.
Éléments en cours de vérification et hypothèses formulées
Parallèlement aux faits formellement établis, de multiples rumeurs et témoignages divergents ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux et dans les abords de l’hôpital. Il convient de préciser que ces informations n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle et doivent être accueillies avec la plus grande réserve professionnelle.
L’hypothèse d’une usurpatrice en tenue médicale
Certains témoignages non confirmés recueillis auprès d’usagers de l’hôpital évoquent la présence suspecte d’une femme habillée en blouse blanche, s’étant introduite dans les salles de soins sous prétexte d’effectuer un examen sur le bébé. Cette information fait actuellement l’objet de vérifications approfondies à partir de l’examen des registres d’accès.
L’état des dispositifs de surveillance
Des publications en ligne prétendent que certaines caméras de vidéosurveillance aux abords de la maternité présentaient des dysfonctionnements techniques au moment des faits. Les équipes techniques de la police judiciaire procèdent à l’analyse du matériel d’enregistrement afin de déterminer l’exploitabilité exacte des images vidéo.
Sécurité hospitalière : un appel au renforcement des contrôles
Cet événement relance le débat sur la sécurisation des infrastructures hospitalières publiques au Togo. Plusieurs associations de défense des droits des usagers de la santé réclament un durcissement immédiat des protocoles d’accès aux services de maternité et de pédiatrie à Lomé.
Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique suit de très près l’évolution des investigations. Les autorités invitent la population à la retenue et à communiquer toute information utile aux services de la Police nationale pour faciliter les recherches.
