Togo : la filière du riz local de Kovié face au défi des marchés

Champs de riziculture dans la plaine de Kovié dans la préfecture du Zio au Togo

Entre stocks de riz local à Kovié et arrivages de riz d'assistance, le Togo interroge la commercialisation et le soutien concret à ses riziculteurs.

Au cœur de la préfecture du Zio, la plaine aménagée de Kovié incarne depuis plusieurs décennies l’un des poumons de la riziculture togolaise. Alors que les autorités publiques font du concept de « consommons local » le pilier de la stratégie nationale de souveraineté alimentaire, la situation des producteurs locaux suscite de nouveaux débats au sein de l’opinion publique et des acteurs du monde agricole.

Données et faits confirmés sur la filière rizicole

La vallée du Zio, notamment le périmètre irrigué de Kovié, bénéficie de plusieurs programmes d’appui technique et financier financés par l’État togolais et ses partenaires au développement. Ces initiatives visent à accroître le rendement à l’hectare, à moderniser le décorticage et à structurer les coopératives de producteurs.

Sur les marchés de Lomé, notamment au Grand Marché d’Adawlato, à Hedzranawoé ou à Cacaveli, le riz parbouilli et le riz blanc de Kovié jouissent d’une excellente réputation auprès des ménages en raison de leur qualité gustative. Parallèlement, le Togo bénéficie d’accords bilatéraux d’aide alimentaire, notamment le programme KR (Kennedy Round) financé par la coopération japonaise, qui permet d’importer et de commercialiser à prix modéré du riz pour stabiliser les prix sur le marché national en période de soudure.

Le développement de la production locale de riz demeure une priorité stratégique pour réduire la dépendance aux importations et garantir la sécurité alimentaire.

Éléments en cours de vérification

Des informations récentes relayées par des plateformes d’information et des organisations de la société civile font état de difficultés d’écoulement urgentes rencontrées par les producteurs de la région de Kovié. Plusieurs coopératives déploreraient l’accumulation de tonnages importants de riz paddy et décortiqué non vendus dans les magasins de stockage locaux.

Ce qui reste à clarifier par les services compétents

À ce jour, plusieurs points demeurent sous réserve de confirmation officielle par le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural :

Les perspectives pour la valorisation du riz togolais

Face à ces enjeux, les acteurs de la filière réclament un renforcement des synergies entre les réseaux de distribution d’État, la restauration collective et les coopératives paysannes. La régulation des flux d’importation et l’amélioration du packaging du riz de Kovié restent des leviers essentiels pour permettre au riz togolais d’occuper pleinement la place qui lui revient dans les assiettes des Togolais.

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