Togo : réseau de cyberescroquerie démantelé par la gendarmerie à Afagnan

Poste de gendarmerie nationale à Afagnan dans la région Maritime au Togo

La Gendarmerie nationale a démantelé un réseau présumé de cyberescroquerie sous couvert du système QNET à Afagnan. Trois suspects ont été interpellés.

La vigilance des forces de défense et de sécurité togolaises a de nouveau porté ses fruits dans le sud du pays. Un réseau présumé de cyberescroquerie opérant sous le couvert du schéma de vente directe multiniveau QNET a été démantelé à Afagnan, chef-lieu de la préfecture du Bas-Mono. L’opération, menée par les éléments de la Gendarmerie nationale, s’est soldée par la mise aux arrêts de trois individus clefs, tandis que les investigations se poursuivent pour retrouver d’autres complices en fuite.

Cette nouvelle affaire met une fois de plus en lumière les méthodes frauduleuses employées par des réseaux clandestins pour miroiter des gains faciles à des jeunes en quête d’opportunités économiques. La région Maritime, et en particulier la localité d’Afagnan, est depuis plusieurs mois sous une surveillance accrue des services d’enquête en raison de la recrudescence de plaintes émanant de familles spoliées.

Les faits confirmés par les forces de sécurité

Selon les rapports officiels et les déclarations communiquées par la Gendarmerie nationale togolaise, l’opération s’est déroulée à la suite d’investigations minutieuses entamées sur le terrain. Les gendarmes ont investi une concession privée située dans le périmètre d’Afagnan, où les suspects regroupaient plusieurs dizaines de jeunes recrues.

Sur les lieux, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation directe de trois individus considérés comme des responsables locaux ou des rabatteurs principaux du réseau. La perquisition a permis de saisir du matériel informatique, plusieurs téléphones portables servant aux transactions financières virtuelles, ainsi que des registres contenant les noms et contacts de nombreuses victimes potentielles originaires du Togo et de pays voisins.

Les éléments officiels confirment que les trois suspects interpellés ont été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie pour les besoins de l’enquête préliminaire, avant leur présentation devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance compétent.

Le mode opératoire ciblé dans le Bas-Mono

Le mode d’opération identifié par les enquêteurs repose sur un mécanisme classique de sollicitation trompeuse. Les rabatteurs faisaient miroiter à leurs victimes des offres d’emploi attractives ou des opportunités d’investissement à haut rendement, le plus souvent assorties de promesses de formations professionnelles certifiantes.

Une fois arrivées sur place à Afagnan, les recrues étaient contraintes de verser des sommes d’argent conséquentes, allant parfois de plusieurs centaines de milliers de francs CFA, sous prétexte d’acheter des kits de produits ou de valider leur adhésion au réseau. Les victimes étaient ensuite incitées à recruter à leur tour des proches pour tenter de récupérer leur mise initiale.

Éléments en cours de vérification

Si la capture des trois individus et la saisie des équipements constituent des faits avérés et documentés par la gendarmerie, plusieurs aspects de ce dossier restent encore à éclaircir et font l’objet d’investigations approfondies :

Appels à la vigilance et recommandations

Face à la propagation de ces réseaux de cyberescroquerie et d’escroquerie pyramidale, les autorités publiques togolaises réitèrent leurs consignes de prudence à l’attention des populations, particulièrement dans les zones semi-urbaines et rurales.

« Nous appelons la population à la plus grande vigilance face aux promesses d’enrichissement rapide ou aux offres d’emploi exigeant un versement d’argent préalable. La collaboration avec les forces de l’ordre est essentielle pour éradiquer ces pratiques »

Les citoyens sont invités à signaler méthodiquement tout comportement suspect ou tout regroupement anormal de jeunes dans des concessions aux brigades de gendarmerie ou aux commissariats de police les plus proches.

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