Le jeune réalisateur et producteur togolais, Foligan Amouzou alias Steven Af, fait la fierté du cinéma togolais en faisant parler de lui une fois encore avec son nouveau long métrage « SOLIM ». Un film à 100% togolais qui était en projection ce samedi 02 Avril au Grand Rex, en avant-première pour les cinéphiles loméens.
Après le succès de son dernier film « Shérifa », Steven Af revient dans les salles avec « Solim ». C’est ainsi que se prénomme ce jeune homme qui vient de terminer ses études à l’université de la capitale et décide de retourner à KAVETA sa ville natale. Au cours du voyage, il fait la rencontre de SIKA dont il tombe amoureux. Pour occuper ses vacances, Solim participe à la rédaction de la revue chrétienne de l’église catholique de KAVETA dans laquelle sur proposition de Sika, il publie une histoire. Ce qu’il avait pris pour une fiction se révèle être un drame dans lequel des personnes et des faits connus de tous se retrouvent. Impliqué dans cette affaire malgré lui, Solim n’a d’autre choix que de s’enfuir avec Sika qu’entre-temps, il sauvera in extremis d’un incendie criminel. Durant leur évasion, SIKA découvre qu’elle est enceinte du père spirituel de Solim, le père Bénoit. Au moment où l’on s’attend à ce que leur histoire d’amour s’achève avant même qu’elle n’ait commencé, Solim fait le choix courageux de protéger Sika et sa grossesse. Tout allait à merveille jusqu’au jour où le père Benoît décède après une longue maladie. Une disparition qui affecte profondément Solim qui sombre désormais dans l’alcoolisme et perd du coup son emploi. Dos au mur, Solim prend Sika pour la responsable de tous ses malheurs et s’en suivra le drame qui bouleversera à jamais son existence.
Telle est la trame de ce passionnant long-métrage que tout le public pourra savourer dès le 17 Avril prochain, date de sa sortie officielle au Palais des Congrès de Lomé. Entre-temps, tootogo.tv a pu après la projection recueillir quelques confidences du jeune réalisateur.
Qu’est ce qui vous a motivé à la réalisation de ce film Steven Af ?
Je voulais faire un film qui parle de sentiment amoureux, qui nous parle de nos désirs mais de l’effet que cela à sur notre vie et surtout, je voulais aborder la thématique de la fatalité. Et aussi faire un film pour montrer que le Togo a des talents, que nous pouvons réussir dans le cinéma.
Quelle est la moralité qui se dégage de Solim ?
Il n’y en a pas. Moi j’ai raconté une histoire, quitte au public de faire sa part. Je n’ai pas une leçon a donner au public par rapport au film, mais j’ai fais un film et je suis persuadé que tous ceux qui l’ont regardé tireront les leçons par rapport à leurs expériences…
Quel message voulez-vous adresser au public à travers ce long métrage ?
Au fait le message c’est juste que nous accordions du crédit à nos sentiments. Ça nous permettra de pouvoir les analyser, ne pas en être totalement tributaire, de ne pas être victime de nos désirs et surtout dans ce film par exemple vous comprenez que si Solim avait juste eu de la lucidité, si il ne s’est pas adonné à l’alcoolisme, certains évènement ne seraient pas arrivé dans sa vie.
Avec Solim aujourd’hui, qu’est-ce que vous visez au juste ?
Aujourd’hui ma vision c’est que le Togo existe sur le plan cinématographique, que le cinéma togolais existe d’abord au Togo. On m’a posé la question de savoir si je peux conquérir l’international avec ce film ? Je vous dis tout de suite la vérité. Ma vision aujourd’hui ce n’est pas de faire un film pour l’international, je voudrais d’abord amener le public togolais à s’intéresser au film togolais. Avoir mon public togolais d’abord et après, même si c’est dans deux ans, trois ans je parlerai de l’international. J’ai fais ce film pour qu’on sache qu’au Togo il y a des gens qui aiment le cinéma togolais, et que demain on arrive à avoir des gens qui sont fans de productions togolaises. Ma priorité c’est le Togo et le public togolais.
Quel est le public cible par rapport à Solim ?
Solim c’est d’abord un film pour tout public mais surtout pour les cinéphiles. J’ai eu le privilège de pouvoir assister aux dernières heures des salles de cinéma au Togo :(Opéra, 24 janvier, le Togo etc. mais je connais plein de jeunes de ma génération qui n’ont pas eu cette occasion. Alors pour moi c’est d’abord pour offrir des séances cinéma aux publics togolais qui vont regarder le film togolais et s’en réjouir. Quelque soit le genre : drame, comédie, suspens, émotion… c’est d’offrir un cadre de réflexion sur les œuvres cinématographiques.
