Hotsi fait partie de ces jeunes artistes qui ont su donner un nouveau souffle à la musique togolaise. En témoigne leur excellent premier opus « Afrikavi » dont le tube Sitou est devenu l’hymne de l’espérance à Lomé.
Nous avons retrouvé Didier Semenou et son épouse Fallon, tous deux, membres fondateurs de Hotsi aux États-Unis. Didier Semenou nous accueille dans son appartement situé sur l’avenue Webster dans le Bronx une des principales villes de l’état de New York.
Quelle est l’histoire de HOTSI ?
Didier Semenou : Hotsi est né en 1998 de la passion de trois jeunes togolais, désireux de donner une autre visibilité à la musique togolaise. Nous étions convaincus qu’on pouvait marier la musique traditionnelle à des sonorités modernes. Hotsi devenu Hotsi 2, c’est Didier Semenou à la guitare basse, Innocent Eklou à la guitare solo, Fallon Semenou, guitare rythmique et solo, Étienne à la percussion et Épiphanie, choriste. En 2000, le public togolais découvre Hotsi en première partie de la tournée nationale de King Mensah. Janvier 2001, Hotsi présente au public du Centre Culturel Français de Lomé (Togo) son premier album « AFRIKAVI ». Dans la même année le syndicat national des artistes nous invite à un méga-concert à Lomé. Enfin en 2002 Hotsi participe à la caravane organisée dans le cadre de la conférence de l’union africaine à Syrte (Libye).
Après un excellent concert au CCF de Lomé en 2001, Hotsi disparait de la scène Togolaise.
Effectivement, nous avons eu l’opportunité, Fallon et moi, de partir pour les États-Unis en 2002 en tant que résidents permanents. Dieu en soit loué! Ce n n’est pas pour autant que le groupe s est disloqué. Nous sommes restés en contact avec les autres membres du groupe restes à Lomé. D’ailleurs notre premier album est sorti après notre départ du Togo.
Quel accueil a connu le 1er album AFRIKAVI ?
Afrikavi a été très vite apprécié par le public, surtout les morceaux « Kluvi » et « Sitou » alors qu’on n’a pas fait de promo du tout. Donc le succès de « Sitou », a été un excellent coup de pouce.
Comment s’est passé votre installation aux États-Unis ?
Vous doutez bien que ce n’est jamais simple de s’installer à l’étranger. Surtout que les États-Unis, c’est un autre univers, un autre mode de vie. Le peu d’amis qu’on y avait ne parle que de travail, de payer les « bills » (les factures). Nous avons vite compris qu’il faut se battre pour s’établir décemment, avant de relancer le groupe. Comme Dieu n’oublie jamais ses enfants, il nous a dirigés vers des personnes qui ont d’un soutien inestimable. Je profite de l’occasion pour remercier notre grand ami Marc Elian et sa famille.
Avec Fallon, vous formez un couple, Comment arrive-t-on à concilier vie de famille et carrière musicale ?
Du fait que nous partageons la même passion de la musique, c’est surtout un avantage. Mais j’avoue que ce n’est pas facile du tout avec deux enfants, eu égard au rythme de la vie ici. Nous travaillons sur nos compositions, une fois les enfants à l’école ou couchés. Il faut beaucoup de rigueur et d’exigences envers soi même pour y arriver. La preuve, nous avons enregistré la majeure partie du deuxième album dans notre home studio.
Vous êtes retournés au Togo cet été, présenter le nouvel album.
Effectivement du 25 Avril au 06 juin 2009 nous étions au Togo. Figurez-vous ! Rentrer chez soi après 7 ans C’était génial ! Nous n’y sommes pas allés les mains vides. Le cadeau c’est l’album FATE, qui parle d’amour, d’espérances et d’humanisme. C’est un nouveau style que nous appelons « Afromix », une combinaison de musique traditionnelle Africaine et Américaine. Nous sommes allés expliquer au public togolais le nouveau son de Hotsi 2. Déjà deux extraits : « Fate » et « Milasime » tournent en grande rotation sur les chaines radio et tv de Lomé. Ce qui est très réconfortant.