
Plusieurs troupes venues de plusieurs pays d’Afrique de l’ouest ont pendant quatre jours animés les localités d’Aneho,Klouvidonou et Glidji (45 km au sud-est de Lomé) à l’occasion de la troisième édition du festival des Divinités Noires. Un évènement international purement culturel, les traditions ancestrales, et la force de la culture vaudou chez les peuples noirs.
On peut distinguer des festivaliers venus Benin (Egun des couvents de Ouidah), du Ghana, de la Cote D’Ivoire (le Poro), et plusieurs couvents vodou du Togo dont le Gé-Yéhoué (Aného), le Hébiesso, les danseurs de feu (Bassar) les Chasseurs Tibi, les échassiers, les Abrafo, les Gélèlès et le Tron. Pour cette 3è édition de ce festival dont le thème est « l’Afrique et sa diaspora: l’alliance éternelle », le festival a accueillit Haïti comme invité d’honneur. La chanteuse américaine Manda Djinn a également été l’attraction de ces festivités qui ont duré quatre jours. Accompagnée par Greg Lloyd au piano, Manda Djinn, a fait vibrer le nombreux public venu la découvrir. « La musique est la meilleure façon pour moi de m’accorder au monde. C’est ma vie, ma raison d’être que je partage grâce à la joie qu’elle me donne », a confié la diva. Une voix magique qui revisite les standards du jazz et du négro spiritual en y apportant une touche de blues inimitables. L’autre attraction était la traversée de la lagune d’Aného par un fétiche qui marche sur l’eau appelé Kélégbeto. D’autres tableaux comme les lanceurs de couteaux venus de Tchamba au nord du Togo dont la peau et la langue résistent à tout objet tranchant, et les danseurs du feu de la région de Bassar, qui ont la plante du pied aussi efficace que les extincteurs des pompiers, ont également marqués les festivaliers. Le festival des Divinités Noires est un évènement international purement culturel, célébrant les croyances, les traditions ancestrales, et la force de la culture vaudou chez les peuples noirs. « Ce festival nous permet de réfléchir à comment mettre à côté de la civilisation actuelle, la civilisation ancestrale », a déclaré Alessi Wilson, porte-parole de l’association Acofin, organisatrice de la manifestation. Pendant quatre jours, chants traditionnels, danses rituelles, procession des adeptes des différentes divinités, conférence publique sur le thème « La rénovation des cites historiques africaines » par M. Akuété, architecte et professeur…sont autant de manifestations qui ont drainés des milliers d’âmes.